Les nouvelles mesures concernant la formation et l’apprentissage en 2026
Plusieurs évolutions récentes concernant la formation professionnelle et l’apprentissage impactent directement les entreprises et les actifs. Ces mesures s’inscrivent dans une volonté de mieux encadrer les financements publics, de renforcer la qualité des formations et d’orienter les dispositifs vers les compétences les plus recherchées sur le marché du travail. Pour les dirigeants et responsables RH, il est essentiel de comprendre ces changements afin d’adapter leur stratégie de développement des compétences.
Un encadrement renforcé des dispositifs de formation
Les pouvoirs publics poursuivent la réforme du système de formation professionnelle afin d’en améliorer l’efficacité et de limiter les abus constatés ces dernières années. Plusieurs dispositifs font l’objet d’un contrôle renforcé, notamment en ce qui concerne les organismes de formation et les modalités de financement.
Les organismes doivent désormais respecter des exigences plus strictes en matière de qualité, de transparence et de certification. Les formations financées par des fonds publics doivent démontrer leur utilité réelle en termes d’employabilité et d’acquisition de compétences reconnues.
Cette évolution vise à sécuriser les parcours professionnels tout en garantissant une utilisation plus rigoureuse des financements publics.
Réforme du Compte personnel de formation
Le Compte personnel de formation (CPF) reste un outil central pour permettre aux actifs de se former tout au long de leur carrière. Toutefois, les règles de fonctionnement évoluent afin de mieux cibler les formations prioritaires.
Le CPF continue d’être alimenté chaque année :
500 euros par an pour la majorité des salariés, dans la limite d’un plafond total de 5 000 euros.
800 euros par an pour les salariés peu qualifiés, avec un plafond pouvant atteindre 8 000 euros.
Les formations éligibles doivent être certifiantes et reconnues par les répertoires officiels. Par ailleurs, un reste à charge peut être instauré pour certaines formations afin de responsabiliser les bénéficiaires et de limiter les usages non pertinents.
Pour les entreprises, ces évolutions impliquent de mieux articuler le CPF avec le plan de développement des compétences et les besoins réels de l’organisation.
Évolutions concernant l’apprentissage
L’apprentissage reste un levier majeur pour former les jeunes et répondre aux besoins en compétences des entreprises. Depuis le 8 mars 2026, les montants de l’aide à l’embauche d’un apprenti ont été ajustés par décret afin de cibler davantage les dispositifs de soutien aux entreprises.
Cette aide est versée uniquement pour la première année du contrat d’apprentissage et son montant dépend notamment de la taille de l’entreprise et de la situation du bénéficiaire.
Tableau récapitulatif des aides à l’embauche d’un apprenti (2026)
| Situation de l’entreprise | Montant maximum de l’aide | Conditions principales |
|---|---|---|
| Entreprises de moins de 250 salariés | 5 000 € | Aide versée pour la première année du contrat d’apprentissage |
| Entreprises de 250 salariés et plus | 2 000 € | Sous conditions d’objectifs concernant la proportion d’alternants dans l’effectif |
| Apprenti en situation de handicap | 6 000 € | Aide cumulable avec les dispositifs spécifiques liés au handicap |
| Versement de l’aide | Paiement mensuel automatique | Versé par l’Agence de services et de paiement (ASP) pendant la première année |
Ces aides sont versées automatiquement après la transmission du contrat d’apprentissage à l’opérateur de compétences (OPCO) et son enregistrement par les services de l’État.
Des enjeux stratégiques pour les entreprises
Les réformes de la formation professionnelle et de l’apprentissage obligent les entreprises à adopter une approche plus stratégique de la gestion des compétences. Les responsables RH doivent désormais :
identifier les compétences prioritaires pour leur activité ;
sélectionner des formations certifiantes et reconnues ;
optimiser les dispositifs de financement disponibles ;
accompagner les salariés dans leurs projets de formation.
Une politique de formation structurée permet non seulement d’améliorer la performance de l’entreprise, mais aussi de renforcer son attractivité sur le marché du travail.
Source de l’article :
https://entreprendre.service-public.gouv.fr/actualites/A18837
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